Mercredi 13 août 2008

Pour que le blog ne végète pas et suite à des demandes, voici un petit florilège photographique du périple.
Nous alimenterons progressivement le blog de quelques articles photos, souvenirs du voyage ! Par thèmes (ornitho, paysages, hommes, faune, flore...), et pas forcément chronologiques. Quelques nouveautés dans l'hébergement du blog, nous permettent d'ajouter des images un peu plus grandes ainsi que quelques vidéos !!
Certaines de ces images ont déjà été publiées sur le blog mais en toute petite définition, mais la plupart sont nédites.

Rapaces, raptors !!!

On commence par quelques images de rapaces, un groupe très représenté en Asie centrale. Pas de logique systématique dans l'ordre des images (on aurait pas commencé par les rapaces d'ailleurs !).

Une première vidéo avec cet Aigle criard, Greater spotted Eagle Aquila clanga en plein repas (désolé ça tremble un peu, l'émotion sans soute : 9 aigles de 3 espèces autour du cadavre de ce poulain). Ouest du Kazakhstan, mai 2007 :


Aigle criard
envoyé par MathNana


Une deuxième vidéo d'un jeune Aigle des steppes, Steppe Eagle Aquila nipalensis, affairé sur le même cadavre de poulain. Ouest du Kazakhstan, mai 2007 :


Toujours la même espèce ci-dessous. Au Kazakhstan, pour connaître la distance qui vous sépare de la prochaine capitale de région, il suffit juste de compter les Aigles des steppes sur les poteaux ;-))






Dans l'ouest du Kazakhstan, à l'est de la Mer Caspienne, on trouve les plus fortes densités mondiales d'Aigles impériaux, Imperial Eagle Aquila heliaca. Magnifique espèce, surtout les immatures et juveniles :


Au Kazakhstan, après l'Aigle des steppes, le rapace le plus abondamment rencontré est la Buse féroce de la sous-espèce rufinus, Long-legged Buzzard Buteo rufinus rufinus :



Même si la Buse féroce est encore présente jusque dans l'ouest de la Mongolie avec la Buse des Steppes, Steppe Buzzard Buteo buteo vulpinus, la Buse de Chine, Upland Buzzard Buteo hemilasius est la plus représentée en Mongolie :


L'Epervier shikra, Shikra Accipiter badius est une espèce facile à observer dans l'est du Kazakhstan ou elle semble affectionner les boisements clairs et la steppe arborée (Tourangas, Tamaris, Saxaults...) :



Une autre espèce bien présente dès l'Europe de l'est (premiers contacts en Hongrie), le Faucon sacre, Saker Falcon Falco cherrug, aux accélerations impressionnantes. Ici, série d'images d'individus juvéniles photographiés en Mongolie (Août 2007) pour les deux premiers et au Kazakhstan pour le dernier (juin 2007) :




Le Faucon kobez, Red-footed Falcon Falco vespertinus est localement très abondant dès la Roumanie et l’Ukraine (Hongrie aussi, mais pas encore arrivés à notre passage) avec de belle colonies souvent installées dans les corbeautières de freux.


Dès l’est de l’Altaï, il est remplacé par son proche cousin le Faucon de l’Amour, Amur Falcon Falco amurensis :

Le Faucon hobereau, Hobby Falcon Falco subbuteo a une aire de répartition vaste qui s'étend jusqu'en Asie centrale :

Le Milan noir, Black Kite Milvus migrans,  politypique est représenté jusqu’à l’est de la Mer Caspienne par la sous-espèce migrans, quant à ceux rencontrés dans l’est du kazakhstan et en Mongolie, ils appartiennent à la sous espèce lineatus, Black-eared Kite :




Le Pyguargue à queue blanche, White-tailed Eagle Haliaeetus albicilla omniprésent autour du Delta de la Volga et de la mer Caspienne, cotoit en Mongolie le magnifique Pygargue de Pallas, Pallas fish eagle Haliaeetus leucoryphus :



Evoquer l'Asie centrale quand on parle de rapaces c'est forcément aussi parler du Busard pâle, Pallid Harrier Circus macrourus très présent au Kazakhstan notamment :




Le Busard des roseaux, Marsh Harrier Circus aeruginosus (un oiseau en plumage usé mangeant une Couleuvre tesselée Natrix tesselata en photo ci-dessous) est progressivement remplacé en Mongolie et à l'est par le Busard d'Orient (Busard des roseaux oriental), Oriental Marsh Harrier Circus spinoloutus et le Busard pie, Pied Harrier Circus melanoleucos :

 
Les Vautours sont aussi bien présents, notamment en Mongolie avec le Gypaète barbu, Lammergier Gypaetus barbatus très commun dans ce pays avec la sous-espèce aureus (la même que chez nous) avec une variante pâle des individus (absence de roux sur les parties inférieures) parfois rattachée à la sous-espèce haemachalanus :


Le Vautour moine, Black Vulture Aegypius monachus est également très présent en Mongolie :



Enfin, le Vautour de l'Himalaya, Himalayan Griffon Gyps himalayensis remplace petit à petit le Vautour fauve à partir du Tien-Shan, contrefort de l'Himalaya au sud-est du Kazakhstan :

Par Matthieu & Annaïg - Publié dans : temujin
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Mardi 27 novembre 2007

...Nous voilà de retour à la Sédentarité après un dernier trajet "avec le camion" entre le Haut-Baujolais et la Vendée, sans rencontrer un seul contrôle policier... ou plutôt si, un à la sortie de Poitiers avec moult Gendarmes et le préfet du coin... résultats des courses, un gendarmes qui rigole en voyant notre camion de travers et l'huile de service (préfet ou sous-préfet) qui nous montre du doigt en souriant... no comment !!

Après un moment de réadaptation, nous avons repris notre rythme, Matthieu en reprenant son boulot sur la Réserve Naturelle à Noirmoutier, Annaïg en enchainant sur une formation d'éleveuse de chèvres et transformation fromagère. On flotte encore, pas complètement les pieds sur terre, ça va venir avec un peu de temps !!

Gobi grandit et découvre un nouveau monde...

Le camion quand à lui, attend d'être desossé pour vendre quelques pièces (dont le moteur) avant de partir à contrecoeur pour la casse !!

Non loin de là, notre nouvelle maison est ouverte à tous les copains de passage...

En attendant un autre périple, le blog reste en ligne. Nous réalimenterons son contenu au fur et à mesure, avec pourquoi pas un portfolio en images du périple !

Par Matthieu & Annaïg - Publié dans : temujin
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Vendredi 12 octobre 2007

Comme dans chacune de nos galères, le dénouement est arrivé avec une rencontre humaine…

Après avoir réfléchit pendant plus de 3 jours, la solution du transport du camion vers la France semblait la plus facile et la moins onéreuse (l’idée d’un rapatriement via l’assurance n’étant pas envisageable). Alors que nous pensions avoir trouvé le bon transporteur au meilleur prix, celui-ci nous rappelle pour nous dire qu’il doublait presque le prix et nous obligeait du coup à abandonner ses services… C’est la que nous avons rencontré Arpad, bien décidé à ne pas nous laisser dans la mouise. Ce Hongrois nous a dégoté un camion dans la foulée, logés et nourris à l’hôtel de son père, un mec en or avec le cœur sur la main…

Pour économiser un aller et pour pouvoir parer aux éventuels problèmes douaniers, Matthieu fait le voyage avec le Camion de transport et Gobi (les chiens étant interdits dans certains trains Italiens). Pendant ce temps, Annaïg reste en Hongrie pour un jour de plus et rejoint la France en train depuis Venise ou Arpad l’emmène gracieusement en voiture !!! Encore une rencontre qui laisse à réfléchir : connaissez beaucoup de gens en France qui emmèneraient un étranger en galère à plus de 500 km pour prendre un train sans contrepartie ??

Arpad you are a really good guy!!!

 

Après un détour énorme pour économie de péages Italiens, tunnel et autres taxes, Matthieu, Gobi et le camion arrivent à Belleville sur Saône après un trajet via la Slovaquie , la république Tchèque et l’Allemagne. Ils y sont accueillis par Gérard et remontent a la ferme équestre quittée il y a presque 8 mois, le camion faisant évidemment le trajet en roulant (bah oui on est en France maintenant). Annaïg arrive par le train le lendemain matin.

Nous voilà donc au Carruge pour une étape de transition avant de remonter en Vendée par la route avec le camion, non sans une visite chez les Corsands, notre deuxième étape « copains » obligatoire dans le Rhône.

Encore une histoire qui finit bien, même si cette fois, nous commencions particulièrement à en avoir plein le dos (voir beaucoup plus bas ;-)) !!

Reste la dernière étape, la remontée vers la Vendée avec un camion complètement destroy il faut bien le dire, en espérant ne pas être ennuyé par la maréchaussée !!!

 

Par Matthieu & Annaïg - Publié dans : temujin
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Vendredi 5 octobre 2007

Voici le premier article du blog sans image (on en mettra prochainement), juste pour vous tenir au jus de notre actualite.

Nous avions en partie tu le fait que nous roulions vraiment avec une epave, ne serait-ce que pour ne pas inquieter nos mamans… mais la, apres une traversee Ukrainienne sans encombre (juste une journee d’attente a la douane pour retrouver notre caution, un vrai sketche), nous voila bloques aux portes de l’Europe !!!

Et oui, notre epave n’est pas acceptee dans les pays de la CEE pour cause de non conformite avec la reglementation, notamment et surtout le pare-brise en Plexiglass.

Nous voila donc bloques dans l’ouest de la Hongrie, apres des tentatives de passages aux douanes Slovenes, Autrichiennes et Croates… sans succes !!! Etrangement nous sommes rentres et avons traverse toute la Hongrie sans probleme, c’est pourtant un pays de la CEE ???

Nous recherchons donc une solution pour ramener notre tas de tole en France. C’est trop complique a expliquer ici, mais le laisser ici et rentrer avec un camion de location nous reviendrait sans doute aussi cher et tres compliquer d’un point de vue administratif (certificat de demolition Europeen, justification des bagages (plus de 550 Kg)…).

Voila pour les dernieres news du front, nous on y retourne…

Pour couronner le tout, on a faillit perdre Gobi le matin de notre premiere tentative de passage en Slovenie. Le chien etait a l’agonie suite a une infection bacterienne par les tiques (amorphe, temperature enorme, pb pour respirer et il pissait du sang), apres une viree d’urgence in extremis chez un veto Slovene, le voila hors de Danger…

Par Matthieu & Annaïg - Publié dans : temujin
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Jeudi 27 septembre 2007

Alors que nous venons de passer Novosibirsk, que la Taiga laisse place pour quelques centaines de km a d’immenses zones humides entrecoupees de forets de bouleaux, un bruit fracassant sort du moteur, accompagne d’une fumee et d’une perte de puissance, suivie du trou noir mecanique… 
Matthieu n’a pas besoin de deculasser sur le bord de la route pour comprendre que le moteur est HS. Le diagnostique sonore ainsi que l’echappement qui ressort par le bouchon d’huile ne laisse aucun doute, le moteur vient de lacher. L’explication est aussi vite trouvee, le moteur a roule sans huile (peut etre toute la journee !!!). Alors que nous verifions les niveaux tous les matins, il faut que ce soit le bouchon du carter qui se soit fait la malle, on ne sait par quel coup du mauvais sort ???

Force est de constater que nous sommes la dans une vraie bonne galere, plantes sur le bord de

la route au milieu de nulle part a 50 bornes du premier bled en pleine Taiga !

Il est hors de question d’arreter le voyage comme ca, on se lance donc dans une seance de stop pour essayer d’etre remorques jusqu’au bled (inutile de dire que les assurances Russes n’ont pas d’assistance !). Sans attendre trop longtemps, c’est une Gazelle (camionette Russe) qui nous prend en remorque jusqu'à une aire de repos/station service (resto routier et garage), mais c’est dimanche et le garage est ferme. Apres renseignement le garage ne repare pas les diesel, la seule possibilite, c’est la ville de Omsk distante de 460 km !!!

En d’autres circonstances, nous aurions peut etre pique une crise, mais la nous avons le fight !! Se faire remorquer sur plus de 450 km etant beaucoup trop dangereux pour etre tente, nous decidons donc de faire appel a la solidarite des routiers de la transsiberienne M51, dont plusieurs sont en pause sur le parking.

Ces mecs ont ete adorables, nous prenant en charge tout du long (cafe, the…) et surtout laissant des appels CB reguliers pour nous trouver un camion allant vers Omsk susceptible de charger notre epave jusque la bas.

Apres 2 heures et demie d’attente, repondant a l’appel, Youra, au volant de son enorme Volvo de 30 tonnes, se pointe sur le parking.

Nous chargeons le merco sur sa remorque de transport de voitures et nous voila parti pour un long trajet en camion…

Nous arrivons a Omsk de nuit, et notre chauffeur ne connaissant pas la ville ni ne sachant si un garage nous accueillerait, decide de nous pousser plus loin jusqu'à Kurgan ou il connaît un garage capable de reparer un moteur diesel. En effet, dans cette partie de la Siberie ou les temperatures en dessous de -30 sont tres regulieres, on utilise tres peu de vehicules diesel, ce dernier carburant ayant la facheuse tendance a geler contrairement a l’essence !!
Nous ferons donc un trajet de plus de 1200 km avec Youra au volant, Annaig et Dima (le collegue de Youra) sur la banquette arriere (le lit de cabine en fait) et Matthieu en passager. Pas que nos amis soient machistes, mais juste parce que ce que fait Youra est illegal (prise de passagers et d’un fret non prevu dans le carnet de route) et il prefere avoir Matthieu a ses cotes pour negocier au cas ou avec la milice. Un long trajet tres sympathique perches a plus de 3,5 m de haut (beau point de vue sur les paysages) avec des moments cocaces comme a chaque passage de controle de police, ou Annaig et Dima doivent se chacher derriere le rideau de cabine pour ne pas etre vus. Partis en debut d’apres midi, nous arrivons le lendemain matin a Kurgan, tout ce trajet entrecoupe de pauses pipi et dejeuners et meme d’une bonne douche dans un motel de routier. Gobi reste quant a lui dans le merco perche a l’arriere fait preuve d’une patience irreprochable !!!
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Au petit jour, nos anges de la route nous deposent devant le garage susceptible de nous venir en aide. Avant l’ouverture, Matthieu decouvre parmi les voitures a l’abandon devant le garage, une mercedes 240D d’une vingtaine d’annees. Nous tenons peut-etre un espoir car cette voiture a normalement le meme bloc moteur que notre camion.
Un moteur et ca repart…
A l’ouverture et apres un quiproquo lie a l’incomprehension linguistique, nous voila pris en charge de A a Z par l’equipe adorable du garage. On nous appelle meme une prof de Français de l’universite de Kurgan (Oxana) pour faire la traduction. Le proprio de la 240D dont le moteur tourne a merveille est enclin a nous vendre le moulin a un prix correct (ca y est, cette fois on ne mange plus que des patates…). undefined
Nous logeons, pendant les reparations, chez Gleb, le directeur de ce complexe mecanique et sommes prix en charge pendant les journees par deux etudiantes de Français (Vassilissa et Ksusha). Programme charge, avec nos premieres conferences sur le voyage dans les universites de la ville (Sciences/Histoire-Geo et Langues etrangeres), nous avons meme le droit a une interview televisuelle, visite de la ville…etc
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Pendant ce temps, le moulin de la 240D est demonte…
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Et notre camion abandonne bientot le sien…
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Le pauvre finira meme par en perdre la tete…
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Le demontage, remontage, reglage et calage du moteur sera realise en moins de 2 jours, un record !! Nous sommes presses par le temps car nous devons passer la frontiere absolument le 26 soit 5 jours pour faire 2650 km (ce qui est jouable, mais plus le droit a l’erreur…).
Nous n’avons du coup pas trop le temps de faire de l’ornitho, seulement de contacter les especes presentes dans la zone humide en lisiere forestiere, pres du garage : Pipits a dos olive, les premiers Pipits a gorge rousse, Mesanges azurees, Pouillots de Siberie… et quelques Robins a flancs roux dans le parc de la ville.
Ce deboire mecanique qui aurait bien pu etre la fin du parcours s’est tranforme en une magnifique experience humaine avec la rencontre de gens adorables et genereux.
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Nous devons reprendre la route avec cette fois un moulin qui tourne comme une horloge.
Nous retraversons encore d’immenses zones humides ponctuant la taiga et les eternelles forets de bouleaux. Nous traverserons meme une immense roseliere s’etalant jusqu'a l’horizon de part et d’autre de la route sur plus de 250 km !!!
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Les mesanges azurees sont omnipresentes dans ces milieux et on ne s’en lasse pas…
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…ainsi que le Pouillot de Siberie dont les individus sont differents de ceux de l’est Siberien (Baikal), de la Mongolie et du Nord-est Kazakh (teinte et cri dont la note n’est pas tout a fait la meme). Nous ne sommes pourtant pas encore aux Monts Oural avec les possibles fulvescens et/ou intermediaires avec abietinus (a l’ouest de l’Oural)…
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…et quelques Aigles criards encore en vadrouille…
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Et une surprise avec 3 Mesanges bleues dans une ronde d’une vingtaine de Mesanges azurees. Surprise car l’observation a ete faite a environ 66° de longitude est, ce qui est plus oriental de ce que nos guides (Madge & Beaman, Tits Nuthatch and Treecreeper…) donnent pour la limite de repartition de l’espece (dispersion automnale ???). Nous avons fait bien attention, mais aucune Mesange de pleske ne sera observee dans le groupe ni ailleurs.
 
La traversee des Monts Oural nous rapproche definitivement de la France et nous passons un continent pour entrer dans l’ouest palearctique. Cette chaine de montagnes (pas tres elevee) est magnifique, alternant cols et vallees humides encaissees dans un decors forestier aux couleurs de feu avec l’arrivee de l’automne. Quelques haltes et bivouacs nous permettent d’ajouter deux nouvelles especes avec la Grive doree et l’Accenteur montanelle. Nous sommes bientôt aux 500 especes d’oiseaux observees depuis le debut du periple il y a 7 mois !!
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Apres les monts Oural, c’est la riviere Oural que nous avons longe et traverse, bordee d’immenses zones humides.
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Nous retraverserons la Volga pour nous diriger rapidement vers la frontiere Ukrainienne, date butoire de Visas oblige !
Apres avoir evite une belle amende a la douane Russe pour faute de non enregistrement (il faut logiquement s’enregistrer tous les trois jours), nous passons en Ukraine ou les ennuis commencent. 6 heures d’attente a la douane a cause de notre yourte. Mais au jeu de con, con et demi, nous sommes devenus tres forts et les douaniers se souviendront de notre scandale, d’Annaig jouant de l’accordeon au poste de douane et de notre obstination !! Nous devrons quand meme payer une caution qu’ils nous rembourseront a la sortie du pays. Seul probleme, nous ne pourons pas trainer en Ukraine car nous n’avons que 5 jours pour retrouver cette fameuse caution. Pfiii…
Une rapide pause a Kharkiv pour reactualiser le blog et nous tracons vers Kiev en evitant Tchernobyl !!!
 
Sinon, bravo, nous voyons que vous etes toujours au taquet et que vous n’etes pas tombe dans le piege. Dans le dernier article, evidemment, il ne s’agissait pas d’un Bruant nain en photo mais bien d’un premiere annee de Bruant masque.
En fait il ne s’agissait pas d’un piege mais bel et bien d’une bourde, pas dans le choix de la photo, mais dans le texte. C’est le Bruant masque qui est est l’espece de bruant majoritaire et tres regulierement rencontree dans cette region de Siberie. Les Bruants nains (en migration vers leurs quartiers d’hiver asiatiques) n’ont ete observes qu’en petit nombre (max de 2 a 3 individus a chaque fois)… Desole pour ce lapsus, vite corrige par les yeux avertis des copains (Marc, Seb, Phiphi…).
 
Et une derniere fois, encore merci pour votre soutien, nous ne nous en serions cette fois sans doute pas sortis sans vous, esperons que le retour ne se fera a present sans plus d’anicroches !!

 

Par Matthieu & Annaïg - Publié dans : temujin
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Vendredi 14 septembre 2007

Bayarta Mongolia et passage de frontiere…

Nous passons une derniere soiree dans la capitale Mongole avec les copains. Nous chargeons la yourte dans le camion ou il ne nous reste maintenant plus beaucoup de place. Cette yourte, notre maison, commandee et achetee avant l’accident etait une autre raison valable pour revenir en France avec notre merco de guingois. Nous dormons donc sur une couche de plus de 40 cm de feutre, le reste de la yourte reparti equitablement dans et sur le camion…

Nous quittons Ulan Bator plus tard que prevu, initialement nous devions partir le samedi mais le fameux certificat obligatoire du ministere pour la sortie du territoire du chien n’etait pas prêt a temps (bureaux fermes a l’heure du RDV). Grace aux relations d’un ami Mongol, on fait revenir la fonctionnaire du service veterinaire a son bureau le samedi soir a 21h00 !!! D’apres elle sans ce papier tres important le chien ne passe pas la frontiere.

Nous partons donc de bonne heure le dimanche matin pour une liaison de 550 km vers la frrontiere Russe. La route est belle (que du goudron, la seule portion que nous emprunterons dans ce pays), nous observerons de nombreux Faucons de l’amour souvent perches sur les fils electriques…

 

…de tres gros rassemblements de Grues demoiselles, et nos dernieres Buses de Chine…
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Un point nous tracasse cependant, nous n’avons pas assez de liquide sur nous pour le passage de frontiere (Assurance Russe obligatoire et taxes douanieres) et aucun des DAB des deux grandes villes traversees ne fonctionne ; de plus, manque de bol le dernier DAB avale la carte de Matthieu sans raison valable (c’est semble t-il monnaie courante en Mongolie), la carte d’Annaig a atteint son faible plafond de retrait hebdomadaire et ce dimanche toutes les banques sont fermees. Tout ca sent la galere a plein nez !!
Nous arrivons a la douane Mongole, ou nous attendons patiemment notre tour, mais apres que plusieurs voitures et camions soient rentres en grillant la file d’attente, Annaig nous joue un coup de caractere et les douaniers nous laissent passer devant a notre tour. On precise dans le bureau que nous avons un chien, mais dans l’indifference totale, on nous laisse partir, la douaniere qui rentre dans le camion pour l’inspection ne remarquant meme pas Gobi qui dort a l’arriere. Au portail suivant, la tension monte devant la douane Russe… au moment de la declaration douaniere, tout contents d’avoir tous nos papiers et certificats de dedouanement, nous marquons notre yourte dans la liste des bagages… erreur !!! Nous sentons qu’il y a un probleme, on nous balade de bureaux en bureaux, nous poirautons 3 plombes pour qu’on nous annonce que nous devons payer plus de 680 euros de taxes pour la yourte, soit plus cher que le prix de la yourte elle-meme et plus cher que son expedition par container. Devant nos mines deconfites, et notre decision de ne pas vouloir payer, les gars reflechissent, et nous font attendre, encore et encore. Dans notre malheur, nous avons deux chances : nous tombons sur le douanier le plus sympa et comprehensif de Russie et surtout, il est plus de 18h00, la douane ferme ses portes. Le gars dechire notre declaration, nous en fait remplir une autre sans la mention de la yourte, nous fait tout nos papiers sans paiement d’aucune taxes (notamment celles pour la voiture plus l’assurance obligatoire) et il nous laisse partir. Les douaniers qui ouvrent pourtant le camion passent encore une fois a cote du chien !!!
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On part sans demander notre reste, estomaques que ca se soit passe ainsi, sans rien payer et de surcroit sans la fameuse assurance dont nous n’avions pas le montant en liquide sur nous.
Malgre la tension, on profite quand meme de la douane Russe pour admirer un magnifique male de Bruant aureole qui deambule dans les buissons de la douane… hallucinant !!!
 
Bouriatie, Lac Baikal et Siberie…
Nous prenons la route qui remonte vers Ulan-Ude, au sud du Lac Baikal. C’est dans cette ville que nous faisons notre premiere halte Siberienne, au cœur de la Bouriatie. Nous retrouvons Julien et Irina, un couple Franco Bouriate rencontre a Ulan-Bator, et faisons la connaissance de Victor Dashanimaev, ornithologue et professeur a l’universite de sciences naturelles de Bouriatie a Ulan-Ude. Apres quelques courses et surtout suite a un reveil par la milice (10 mecs en treillis noirs, gilets pare-balles, Kalashnikov et intrerrogatoire digne du KGB), nous decidons de quitter Ulan-Ude et son buste de Lenine, le plus grand du monde !!!
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Nous nous posons au bord de la Selenga, qui se jette plus au nord dans le Lac Baikal.
Cette premiere sceance ornitho Siberienne fut hallucinante. La migration post-nuptiale dans cette partie de la Siberie decalle les couettes, c’est TERRIFIANT comme dirait l’ami Nidal. Les buissons et arbustes sont gaves de piafs avec une diversite impressionante.
Enormement de Bruants masqués…
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…des Pouillots bruns par dizaines…
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…des Roselins a longue-queue…
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…Gobemouches de la Taiga et Rougequeues aurore…
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…et beaucoup d’autres especes : Tourterelles orientales (orientalis), Calliopes de Siberie (avec de superbes males), Rossignols de Siberie, Pipits a dos olive, Mesanges azurees, Bruants a calotte blanche, à sourcils jaunes, roux et nains, Pouillots a grands sourcils, de Pallas et de Schwartz… bref du delire, genre le buisson de Kerhuel a Ouessant avec plus de 200 piafs !!!
Tout au long du parcours qui nous rapproche du Baikal, nous observerons de gros groupes de Choucas de Daourie…
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…et des Faucons de l’amour qui chassent les Libellules (tres nombreuses especes) au-dessus de la Selenga…
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Nous rejoignons le Baikal, lac mythique, reve d’enfance des livres d’histoire-geo. Ce lac accueille la plus grande reserve d’eau douce liquide de la planete (20 %), represente a lui seul un plus gros volume d’eau que tous les Lacs des Ameriques reunis, et est profond de 1637 metres…
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Nous passerons quelques jours au bord du Lac, entre le delta de la Selenga et les rives du sud-ouest autour du village de Vidrino.
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Faute de temps (duree du visa oblige), nous abandonnons la possibilite de se joindre a un groupe de chercheurs du Baikal institute d’Istomino et de partir sur le delta de la Selenga pour une viree de 6 heures en bateau. Conscients aussi qu’a cette epoque de l’annee, en dehors de l’indeniable ambiance et aspect paysager, nous ne raterions pas d’especes particulieres.
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Sur le Lac, quelques canards se laissent observer avec quelques bandes de Macreuses brunes de la ssp. steinegerii, Sarcelles a faucilles, Harles bievres…
Et au grand plaisir de Matthieu des groupes de Goelands avec des Goelands de Mongolie (ou apparentes), du Goeland de Siberie (taimyrensis) et Goelands de la Vega…
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…et des Goelands cendres de la ssp. heinei…
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D’une halte a l’autre, en fonction des endroits, les especes rencontrees et leurs abondances varient enormement. Des Pouillots a grands sourcils en pagaille par ci, un vallon plein de Pouillots de Schwartz par la…Et quelques surprises comme une Locustelle fasciee, un Bruant a sourcils jaunes, deux Chevaliers de Siberie…etc
D’Irkouts nous prenons la route vers l’ouest a travers la Taiga et ses paysages magnifiques, d’autant plus que la foret se pare des ses couleurs automnale.
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Nous ferons plusieurs bivouacs dans la Taiga, chacuns apportant de nouvelles observations : Mesange lapone, Gobemouche Mugimaki, Durbec des sapins vraiment commun, Pie-bleue qui cotoie presque les Mesangeais et Cassenoix, Grives de Naumann (eunomus) et de Siberie (les males sont terrifiants) et de nombreuses Grives a gorge noire, Gelinottes tres presentes (a chaque bivouac) et un Martinet epineux…
La Siberie et sa traverse par la route au travers de la Taiga revele ici des notions d’echelles kilometriques un peu hors de nos reperes occidentaux. Il n’est pas dans nos habitudes de voir des panneaux routiers qui indiquent les prochaines grandes villes a 1500, 2300 ou 3550 km de distance, soit plusieurs fois la traversee de la France du nord au sud !!!
Et c’est ici que le challenge imparti par la limite de temps de notre visa prend tout son sens. Nous devons relier la Mongolie a l’Ukraine en moins de 25 jours (19 jours depuis Irkouts), ce qui represente une distance de 6500 km soit environ a vol d’oiseau, la distance qui separe la France de l’Afrique du sud. Tout cela est largement faisable, mais nous avons deja grignote quelques jours au bord du Baikal, et c’est sans compter les plus de 250 km de piste boueuse a parcourir entre Irkouts et Novosibirsk et les eventuels problemes mecaniques.
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Helas pour nous, c’est l’une de nos plus grosse galere mecanique qui nous tombe dessus en plein milieu de la Taiga, heureusement non loin d’un petit village.
Un bruit incroyable vient de la roue avant droite, le camion se met a trembler enormement, et la pedale de frein pompe dans le vide. Aie. Arret immediat. Apres le demontage de la roue avant droite, le verdict tombe : le roulement de roue est mort de chez mort (il faisait du bruit depuis quelques temps). La roue tournait en faisant des huit en vertical, completement voilee, alteriorant le disque de frein et risquant de fausser definitivement celui-ci. On roule a 2 a l’heure jusqu’au village ou l’on demande un garage auto qui n’existe pas. Mais on tombe par chance sur le garage d’entretien et de reparation mecanique de camions d’une grosse entreprise d’exploitation forestiere et de transport forestier. Notre camion est bien petit devant les enormes 6 roues motrices Russes dont un convoi part le lendemain pour ravitailler une mine d’or en Gazoil (trois jours de route en pleine foret).
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On est pris en charge par Piotr, le chef d’atelier adorable, qui malgre ses recherches dans tous ses catalogues en vient a la conclusion qu’aucun vehicule de marques Russes (Lada, Maz, Uaz, Kamaz…) ne possede de roulement de ces dimensions !!! Inutile de dire qu’aucun Mercedes ne roule dans ces coins de Siberie. Piotr nous emmene dans la ville la plus proche ou nous faisons le tour des magasins auto afin de tenter notre chance du cote des marques etrangeres (Toyota, Hyundai…), mais sans succes. Notre ami achete quand meme un roulement de dimension interieure de bonne taille mais de dimension exterieure plus petite (72 mm au lieu de 75). De retour a l’atelier, un des employes, tourneur, nous usine une bague pour adapter ce roulement a notre arbre de roue a partir d’un bon morceau de grosse bague de fer. Il fabrique une deuxieme piece pour compenser l’epaisseur de la rondelle d’etancheite achetee le matin mais pas assez large.
 
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Pendant ce temps, nous sommes accueillis comme des rois, nous mangeons a la cantine de l’entreprise, dormons dans un dortoir au dessus de l’atelier et profitons des douches chaudes du bagnat… Le lendemain, avant de remonter le tout, nous sommes invites a manger chez Piotr, ou sa femme Natacha nous a prepare un repas Siberien Pantagruelique. Nous repartons les bras charges de presents (legumes, confitures et conserves maison, petits chaussons de laine pour Annaig). Malgre notre insistance, nous repartons sans avoir depense un kopek (ce qui est vraiment le cas de le dire ici en Russie), abasourdis de tant de gentillesse !! 
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Ici, chaque maison dispose d’un enorme potager et de caves tres remplies en Legumes et conserves pour pouvoir passer l’hiver long et rude (tres regulierement des temperature en dessous de moins 40° C…). 
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Les Siberiens, malgre leurs visages parfois fermes et austeres, sont des gens adorables et tres chaleureux. Nous avons fait plusieurs jolies rencontres en Siberie, comme Yvan le berger de 80 ans qui menait son troupeau de vaches a cheval… 
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…Ou Andrei le garagiste, chez qui nous nous etions arretes pour faire reparer deux pneus et avec qui nous avons finalement passe un superbe moment a deguster du poisson du Baikal (L’Omul, une espece endemique) et a boire de la vodka…
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Prochaine grande etape : la liaison entre Novosibirsk et la chaine des Monts Oural, ou nous changerons de continent pour passer d’Asie en Europe, et par la meme, dans l’ouest palearctique…

 

Par Matthieu & Annaïg - Publié dans : temujin
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Samedi 1 septembre 2007

Un petit message rapide avant de quitter la Mongolie. Apres quelques jours sur Ulan-Bator, notamment pour reparer quelques soucis de derniere minute sur le camion comme les rotules de la barre de direction qui menacaient de lacher et deux nouvelles lames a l’avant pour completer le jeu un poil use. Pour les non inities a la mecanique, une petite photo ci-dessous pour visualiser ce qui aurait pu arriver si les fameuses rotules avaient lache (grand ecart des roues avant).

 On s’est donc encore une fois rendu au marche auto pour faire nos empletes de pieces. L’endroit est hallucinant, immense, avec des etales a perte de vue de pieces auto neuves et d’occasions classees par marque de vehicules. On y-a trouve notre bonheur…

 

 

 

Nous voila donc pres pour le depart, non sans une derniere soiree avec les copains sur UB. On remonte des demain tranquillement vers la frontiere Russe (nous avons nos Visas) direction Ulan-Ude, le Lac Baikal et le delta de la Selenga avant un retour au travers de la Siberie vers l’Ukraine probablement (via Irkouts, Novosibirsk, Moscou…).

Les quelques soirs et matinees passes ces derniers jours aupres de la riviere Tula ont ete tres riches ornithologiquement ave le ratio des especes presentes tres differents d’il y a 10 jours (beaucoup plus de Pouillots a grands sourcils, Gobemouches bruns et de la Taiga , une Calliope, un Rossignol de Siberie et quelques Bruants nains et les classiques : Pouillots bruns et boreaux, Rousserolles a gros bec, Locustelle lanceolee, Pie-grieche brune…).

 

On peut effectivement vous envoyer un petit gag, genre une Rousserolle a gros bec (on adore se piaf), histoire de vous changer un peu les idees les copains ;-))

 

A bientôt pour de nouvelles aventures…

 

Par Matthieu & Annaïg - Publié dans : temujin
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Mercredi 29 août 2007

Comme le camion se comporte comme avant d’un point de vue routier, nous decidons quand meme de reiterer notre descente vers le desert de Gobi.

Nous mettons donc cap vers le sud apres avoir fait les pleins d’eau, de carburant et de nourriture. Nous repassons par la zone de l’accident non sans quelques angoisses, mais vite dissipees par les paysages et les observations faites le long de la piste.

Nous retraversons un secteur de steppe qui abrite une densite de hamsters hallucinante…

 

 

...et bien entendu, cet immense garde mange fait rappliquer bon nombre de predateurs avec beaucoup de Buses de Chine...

 

...d'Aigles des steppes...

 

 

...de Faucons sacres...

 

 

...et de Grands Corbeaux...

 

La route fut assez longue car vraiment mauvaise avec de la tole ondulee infernale sur des centaines de km et des passages de paysages quelques fois  monotones (du desert plat a l’infini).

Apres la ville de Mandalgov, alors que nous roulions avec le soleil en quasi pleine face, une silhouette isolee au bord de la piste nous a fait nous arreter. Un chiot abandonne etait pose la en plein desert au milieu de nulle part. Que faire, l’abandonner ici a une mort certaine (pas une goutte d’eau), l’emmener a la prochaine ville et le poser la ?? Toujours est-il que nous ne pouvions pas le laisser la, ses sanglots ayant meme eu raison de l’insensibilite de Matthieu.

On a donc embarque ce petit chien, et au fil du parcours, voyant que le deposer dans un village ne lui reserverait pas forcement un meilleur sort qu’au bord de la piste, on se decide a le garder. On etait pas forcement enthousiastes et vraiment pas decides a avoir un chien et se taper ce boulet avec nous, mais les circonstances et la gentillesse de la bete nous ont aide dans notre decision. Nous voila donc parti pour voyager a trois. Comme l’inoriginalite ne tue pas, nous l’avons appele Gobi…

 

 

 

Dans notre deboire, nous avons de la chance car nous sommes tombe sur le chiot le plus cool de la terre, pas de ces chiens pissous et mordilleurs, non, un adorable petit machin qui attend patiemment le matin que nous soyons leves pour faire la fete et ses vidanges. Nous devrons juste passe chez une veto de UB (on a le contact) pour les vaccins et le carnet pour les douanes.

Apres ce petit aparte, nous avons continue la route et atteint la ville de Dalanzagad, petite Ile au milieu du desert de Gobi.

Les flaques d'eau autour de la ville accueillaient d'importants groupes de Bergeronnettes printanieres et citrines...

 

...et les buissons (des Saxaults nains) quelques Pies-grieches isabelles et brunes, tout ce petit monde en halte migratoire)...

 

Contrairement au idees recues, le desert de Gobi n'est pas une vaste etendue de sable, la surface de dune ne representant qu'a peine 3% de la surface du Gobi. Cet immense desert est constitue de vaste plaines desertiques et caillouteuses ponctuees de massifs de montagnes (plus de 3000 m) et de langues dunaires (jusqu'a 180 km de long). Nous avons d'abord pris la direction du massif montagneux le plus a l'est du Parc National de Gurvan Saykhan pour nous rendre dans les Gorges de Yolyn Am (les gorges des Gypaetes en Mongol). Ces gorges encaissees au milieu d'un superbe massif montagneux ont la particularite que les glaces hivernales n'y gelent jamais, sauf cette annee ;-)).

 

 

 

Les pentes rocheuses parsemees de taches de genevriers accueillent de nombreuses especes comme le quasi endemique Accenteur de Koslov...

 

...son cousin l'Accenteur brun...

 

le Bruant de Godlewski...

 

...le Roselin de Mongolie...

 

Et pas mal de Pouillots bruns, Gobemouches bruns et de la Taiga en migration...

 

...du Pipit spioncelle ssp. coutelli...

 

…et de nombreuses autres especes comme les Pouillots griseole, Pipits a dos olive, Tetraogalles de l’hymalaya, Roselins superbes et merveilleux….etc

Et les Ibex tres presents dont nous ferons de belles observations, mais verrons surtout d’innombrables restes (mortalite hivernale, braconnage, predation ???)…

 

 

Tout ca sous les regards des Pika de Pallas...

 

...et des Spermophiles...

 

...qui alarments en voyant un Gobi un peu curieux...

 

Nous quittons Yolyn Am pour quelques jours dans le desert au milieu des Alouettes de Swinhoe et de groupes de Syrrapthes de plusieurs centaines d'individus.

 

Et nous nous posons pres d’un massif montagneux afin de gravir le sommet pour admirer la vue impressionante sur le desert de Gobi a l’infini a 360°.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une belle balade ou nous essayons de ne pas marcher sur les tapis d'Aster...

 

...et d'Edelweis.

 

Le Gypaete est tres present dans cette region du Gobi, nous observerons meme 3 individus en pompe au milieu du desert total !!

 

 

Le Faucon sacre aussi...

 

 

Enfin le Gobi ne serait rien sans ses inombrables chameaux...

 

Il est malheureusement temps de remonter vers Ulan Bator, en suivant la trace du GPS car les pistes ne menent pas toutes a UB !!!

 

Malgre l’etat des pistes, on croise certains camions et 4x4 qui roulent comme des cretinos a fond de balle. A ces vitesses, il y a forcement quelques degats colateraux sur la faune, comme cet Aigle des steppes victime du trafic routier (faut y-aller quand meme !!)…

 

Et enfin, et surtout, nous n’avions pas donne le resultat du gagnant de notre concours photo de l’oiseau mystere d’Ogii Nuur. And the winner is… Willy Raitiere, qui bien au taquet nous a repondu le plus rapidement. Il s’agissait bien d’un jeune Pipit de Godlewski.

Donc Willy, tu a gagne ton fromage de Yack, a deguster devant nous (on aime bien voir les grimaces des copains ;-)) !!

Et pendant qu’on y-est, celui qui nous dit le plus rapidement quel age a l’Aigle des steppes juste ci-dessus, gagne une remige primaire de cet individu.

 

Par Matthieu & Annaïg - Publié dans : temujin
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Mercredi 29 août 2007

Tout d’abord nous voulions vraiment vous remercier tous pour vos encouragements et pour l’elan de solidarite financiere mis en place par Matthieu Cosson, le poulet le plus adorable de la terre ;-))

Merci mille fois à vous, nous sommes super touchés !... d’autant que nous nous sommes mis tout seul dans le petrin, il est vrai, sacre petrin puisque notre camion est à présent bon pour la casse en France… esperons juste qu’il tiendra maintenant au moins le restant du voyage, affaire à suivre…

Premiere etape, remettre le moteur en route celui-ci ne voulant plus redemarrer. Apres une purge de tous les circuits (huile, refroidissement, frein, hydraulique et gazoile), il a fallut demonter tous les injecteurs pour enlever le maximum d’huile des prechambres de combustion. Apres de nombreux efforts, et en lancant le moteur a la main via le palier de villebrequin, ce bon vieux moulin a repete de plus belle !! Certe il a fume bleu pendant quelques temps histoire d’evacuer toute l’huile en surplus dans le systeme d’allumage, mais il ronronne comme avant.

On s’est ensuite attele au plus deprimant, essayer de remettre quelques elements de carrosserie en place (ceux trop affaisses pour l’acces a certains rangement notamment), faire un nettoyage complet de l’interieur, remettre en etat – du moins le mieux possible - tout le mobilier completement destroye et refaire le circuit electrique de l’habitat. Enfin il a fallut mettre en place un nouveau pare-brise en plexiglass taille sur mesure par Matthieu et colle au silicone puis bloque par une baguette d’alu rivetee. Etant donne la forme du cadre de pare-brise, il etait completement inconcevable d’en remettre un neuf (faire rentrer un rectangle dans un ovale n’est pas des plus simple ;-))).

On vous passe toute les bricoles annexes mais nombreuses du style : ressouder une embase de retroviseur, faire retailler un morceau de miroir pour remplacer le retro explose, ressoude les embase de siege….etc

Bon, la caisse est vraiment toute deformee et tordue (elle penche bien a droite) mais nous voila avec un merco pret a reprendre la route (et qui fait sourire les passants et automobilistes…) !!

 

Dans tout ca, on a oublie de dire que Matthieu a retrouve ses jumelles !! L’explication de ces retrouvailles merite un petit laius. Nous sommes alle porter plainte au commissariat non sans avoir fait traduire notre deposition ecrite au prealable avec photo de la voiture transportant le ou les voleurs et de sa plaque d’immatriculation. Au commissariat, on nous fait comprendre que comme l’accident a eu lieu entre deux Aimags (regions), nous devons deposer une plainte dans l’autre Aimag pour que l’enquete soit lance !! Aussi debile que si, venant de Lyon, vous vous faites voler a Clermont-Ferrand et qu’une fois a la police a Paris on vous demande de faire une autre plainte a Lyon !! On lache l’affaire et abandonnons (notamment apres qu’on nous ai dit que le tabassage par les flics etait monnaie courante), non sans que le flic nous ait annote au dos de notre feuille le nom, la ville et le numero de carte d’identitee du proprietaire de la fameuse voiture !!! La famille de la fiancee d’un copain Français d’UB (merci Abra) venant du meme coin, elle entreprend de retrouver le numero du gars et de l’appeler. Il dit ne pas avoir vole les jumelles, mais va se renseigner aupres des personnes qu’il transportait au moment de l’accident. Quelques jours plus tard il rappelle nous disant qu’il a retrouve les jumelles piquees par un des gamins presents dans le 4x4. L’affaire se termine plutot bien !!!

Tout ce temps passe sur UB nous a permis de rencontrer des gens tres sympas (Alex de la Boulangerie Francaise , Franck le vendeur de Yourtes, Christophe le voyageur au cœur d’or,  Jeroen le Hollandais ecolo venu en camion depuis la Hollande en ne roulant qu’a l’huile vegetale, Sam, Anna et Sylvain de l’asso. PHTEC (des Francais supers qui bossent sur un projet de produits en feutre equitable pour les magasins Artisans du Monde notamment)…). Neanmoins, nous commencons a nous lasser d’UB et nous partons donc passer quelques jours au bord de la riviere Tula en amont d’Ulan-Bator avec Sylvain, Anna et Sam.

La riviere Tula est bordee d’une ripisylve de grands arbres et tout le lit majeur est recouvert de zones de buissons et arbustes avec quelques zones humides, une vraie « migrants trap ». La migration post-nuptiale etant bien entamee, les nicheurs locaux cotoient deja pas mal de migrateurs. Les especes les plus abondantes sont les Pouillots bruns et Pouillots boreaux…

 

...les Rougequeues aurore...

 

...les gobemouches bruns et de la taiga...

...et des Torcols tres presents...

…et de nombreuses autres especes : Pie-grieches brunes, Rousserolles a gros bec, Calliope de Siberie, Coucou oriental, Pouillots a pattes sombres…

Tout ce petit monde melange aux nicheurs et sedentaires locaux…

Comme les Mesanges azurees…

 

...les Sitelles de la ssp. Siberienne asiatica...

...les Pics a dos blanc et epeichette...

…et quelques familles de Faucons de l’Amour qui ravitaillent encore des jeunes volants…

...sous l'oeil attentif des Tamias de Siberie...

 Ce moment passe au bord de la riviere nous a permis d’etre les temoins privilegies et chanceux  d’une seance de rite chamanique, avec une chamane qui chantait et dansait pendant des heures avant de tomber en transe… impressionnant !!

 

Par Matthieu & Annaïg - Publié dans : temujin
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Samedi 11 août 2007

... Nous sommes vivants !!

 

 

Nous etions sur la route du desert de Gobi, venions de quitter Oulan Bator et roulions au milieu de milliers d’antilopes de Mongolie (au moins 2000 individus), quand un probleme de pneu est venu interrompre notre bonheur tranquille… L’eclatement du pneu arriere droit s’est produit juste ou il ne fallait pas, devant la seule grosse orniere, provoquant le changement de trajectoire du camion et son desequilibre, suivi de l’inevitable tonneau, termine sur le toit…

 

 

Secoues comme dans un shaker, nous nous immobilisons contorsionnes sur le plafond du camion, arrose de gazoil, huile et acide de batterie, cette derniere pendant par le cable de masse en equilibre au dessus de la tete de Matthieu….

On est vivant, et nous en sortons par miracle. Le siege de Matthieu s’est detache de son embase pendant le tonneau !!! Nous en gardons juste de nombreux hematomes, contusions et quelques plaies (plus une dechirure de ligaments pour Matthieu apres verdict de l’hopital) !!!

Le temps de se remettre de nos emotions, Annaig commence a vider le camion sens dessus dessous et a tout entreposer dehors a l’ecart des coulures de gazoil et d’acide, pendant que Matthieu part a pied vers la piste principale situee a presque 10 km !!

Il y arrete le premier vehicule qui passe, une jeep UAZ Russe, pour essayer de remettre le camion sur ses roues !! Premiere etape, le faire retomber sur le flanc droit avec tous les coussins comme amortisseurs…

...puis accroche par le toit, le remettre enfin sur ses roues...

Bien entendu, le moteur - reste trop longtemps a l’envers - ne redemarre pas : tous les fluides ont suivi le principe de Newton !!!

On se fait remorquer jusqu'à la piste ou l’on nous laisse dans l’attente d’un vehicule plus costaud pour nous remorquer plus loin !! Et la, belle lecon d’inhumanite, on se rend compte que ces gens nous ont pique la paire de jumelles Leica de Matthieu, les boules… Doublement car Matthieu sans ses jumelles va etre le plus malheureux des ornithos et aussi et surtout de voir comment certaines personnes sans scrupules vous volent alors que vous etes dans la plus grosse des merdes… Affligeant (et le mot est faible…) !!!!

Nous arretons le 4x4 d’un tour operateur avec deux touristes Anglais a son bord. Ils nous tractent jusqu'a un groupe de yourtes et batiments perdus dans le desert le long de la piste principale, ou nous trouverons quelques magasins, de petits restos et sutout, un telephone.

Un coup de fil aux connaissances Francaises sur UB qui lancent notre depannage, efficaces et rapides, merci les gars (Alex, Franck et Christophe) !!

Et puis une chance dans notre malheur, nous tombons sur un merveilleux consul (conseiller de l’ambassade de France en Mongolie), qui se met en 4 pour nous. Il nous trouve une depanneuse et vient nous chercher lui-meme avecle 4x4 de l’ambassade : un grand merci Monsieur Didier Guilbert. Ils sont sur place un peu plus de 3 heures plus tard, on charge le camion sur le plateau avec une grue et nous rentrons sur UB.

Une visite medicale a l’hopital ou le bilan n’est que froissures musculaires, hematomes, œil au beurre noir et dechirure de ligaments !!! Bref on s’en tire super bien…

Le camion est entrepose en securite dans la cour d’une societe geree par un Francais (merci Sebastien), et Matthieu pense deja au boulot a faire pour le remettre en route (purges generales, nettoyage des injecteurs, bidouiller un pare-brise en plexiglass…), reparer l’amenagement arriere et pouvoir repartir et rentrer avec, Inch Allah, un bon test pour notre mecano hors pair !!!!

Un coup dur pour notre finance, mais nous avons le moral et le fight comme dirait le copain Baloo !!!

La suite au prochain episode…

 

 

 

Par Matthieu & Annaïg - Publié dans : temujin
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