On laisse Bucarest derrière nous pour se rendre sur les bords de la Mer Noire ou nous passons une semaine naturaliste intense en Dobrogea, région magnifique avec une
diversité de paysages et de milieu, donc d’espèces très variée.
Premiers étonnements ornithos, la densité de Traquet isabelle (noté comme migrateurs peu commun en prénuptial dans nos comptes-rendus et bouquins). L’espèce est en
faite présente dans presque toutes les zones de steppes et de nombreux couples sont déjà cantonnés.
Idem pour le Busard pâle (mais on apprendra par un ornitho Roumain que l’espèce niche en Dobrogea maintenant : 1 couple).
On ne se lasse pas des vols et pêcheries de centaines de Pélicans blancs (on a quand même vu le frisé), majestueux…
Et on ne se lasse pas non plus du fan club local : Rousserolles isabelles, Traquets oreillards melanoleuca (pas encore vu de Traquet
pie, trop tôt), Gobemouche à collier, Tadorne casarca, Epervier à pieds courts, Pics syriaques,
Pipits à gorge rousse, Ibis falcinelle par dizaines (voir plus),
Fuligules nyrocas, Chevaliers stagnatiles (26 ensemble le premier jour),
Cormorans pygmés, Goélands pontiques (toutes les classes d’âges disponibles), Bergeronnettes printannières (dombrowski, beema, feldegg, superciliaris…),
Alouette calandre (indiquée dans les rapports seulement sur certains spots précis alors que l’espèce est en fait très présente),
Buses variables, des steppes (y-a pas que des pures vulpinus) et Buses féroces bien présentes,
Y-a aussi du plus classique, mais toujours agréable avec de très jolies observations de Panures et de Rémiz très abondantes.
Et, spéciale dédicace pour Elise, y-a aussi plein de poulettes et de coqs ;-))
On n’énumérera pas toute la liste ornitho, mais elle est longue variée et très divertissante, disons que ça n’est pas trop mal ;-))
Coté naturaliste, on n’est pas en reste avec de nombreuses soirées amphibiens bien remplies :
Pélobate syriaque
Pélobate brun
Crapaud vert
Grenouille rieuse (autochtone ici)
Et d’autres, comme les Sonneurs à ventre de feu, qui nous font tout les soirs des concerts (bruit de fond magique au couché), comme à Enisala, ou nous dormions en haut
de la citadelle dominant les immenses roselières avec les chants des sonneurs, des Butors et des Marouettes poussins en berceuse… y-a pire !!!
Les prospections herpétologiques sont toutes aussi fructueuses avec 6 espèces de lézards, 1 seps, 4 espèces de Serpents avec :
La Couleuvre tesselée (très abondantes avec la Couleuvre à collier ssp. caspica)
La Couleuvre de la Caspienne (très agressive)
Et la magnifique vipère ammodyte (sous espèce montandoni)
Deux espèces de tortues viennent s’ajouter : la Cistude et la Tortue Grecque (assez commune) avec des individus de toutes les tailles.
On ne peut pas boucler ce rapide tour d’horizon naturaliste (on a vu plein d’autres choses bien entendu) sans évoquer les Sousliks, omniprésents dans la steppe. Ces petites bestioles très
attachantes nous font passer de bons moments à observer leurs comportements.
Humainement, les Roumains sont décidemment étonnants. On à fait des rencontres tout aussi improbables que belles avec des gens simples, magnifiques et d’une gentillesse qui fait redonner goût
dans le genre humain. Nico, berger, avec qui l’on a passé de superbes moments sera l’une de nos plus belles rencontres !!
En revanche, les roumains restent fidèles à eux-mêmes dans l’absence d’état d’âme quant à la gestion des déchets de tous genres, l’exemple en fut extraordinaire à Cheia, a priori haut lieu de festoiement pour Pâque (au creux d’une magnifique vallée bordée de collines et de petites falaises). Nous avons attendus le départ de la foule pour y
traquer nos traquets (hé !) et sommes arrivés dans un site devenu un endroit d’expression artistique sans commune mesure !!
Pour finir, nous remontons explorer le Delta du Danube, à peu près inapprochable en camion, et décidons (oh douce folie !!) de céder à la tentation excessivement coûteuse d’explorer le Delta
en bâteau… « Il ne faut pas jouer les riches, quand on n’a pas le sou… » : IL a PLU !!, tellement que nous avons fait demi-tour très, très
rapidement, trempés, ruinés, et sans avoir pu admirer les beautés du fleuve, nous ne parlerons même pas de la négociation pécuniaire totalement foireuse avec notre guide, tête de mûle…
Bah, viva Romania et vive les longues vacances !!!!
La suite au prochain épisode, probablement en Ukraine ou l’on doit normalement rentrer demain après un très court passage de 45 km en Moldavie.