temujin

Lundi 5 mars 2007

Notre compagnon de route, sur qui on compte pour arriver jusqu'au bout !
Un Mercedes 207D de 1986 ! Pourquoi ce choix ? C'est un camion rustique, à la mécanique et chassis costaud, de plus il a 4 suspensions à lames...
Acheté vide, il a fallut s'atteler à l'aménagement pour le préparer au périple, selon nos goûts et utilisations. Plusieurs plans et aménagements pour n'en retenir qu'un réalisé en 2 mois.
Isolation, perçage des aérations
(porte latérale, porte arrière, pose du lanterneau sur le toit...), puis début de la réalisation de l'aménagement : coffres/banquettes et placard de sol.
Pose de l'évier et début du coin cuisine.

Mise en place de la table qui une fois baissée devient un accueillant lit de 170 x 195 cm !!
Et puis encore des
placards, mise en place du circuit d’eau (réservoir intérieur avec coupelle de remplissage extérieur, pompe à pieds reliée à l’évier…), du circuit électrique (pour frigo, coupleur deuxième batterie, lampes diverse, prises allumes-cigares…). Ensuite quelques heures de peintures pour Annaïg essentiellement, avec de la peinture de récup. Aux couleurs… chatoyantes ;-))
Et encore des coffres cloisonnés sous les banquettes. Finition du coin cuisine (bande d’inox en pourtour du gaz/évier), installation du frigo.

Et ça prend forme !!! La salle à manger/chambre, et le poste de conduite avec le remplacement des sièges d’origine un peu tape-cul contre des bons sièges de monospace !













Par Matthieu & Annaïg
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Lundi 5 mars 2007
Un trajet ornitho-naturaliste-touristique de 8 mois, de France vers la Mongolie via l'Italie, la Slovénie, la Hongrie, la Roumanie, la Russie, le Kazakhstan, l'Altaï Russe et la Mongolie, puis retour !
Par Matthieu & Annaïg
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Vendredi 9 mars 2007

Bon, on est pas encore très loin... Première étape à Limoges chez nos copains Flo & Romain et descente dans le Beaujolais /lyonnais avec une halte chez les Corsand's (merci Gilles & Claude ;-)) et un passage au Carruge (une partie des lecteurs s'y retrouvera) pour notamment faire quelques modifs sur le camion. On a passé une soirée à échanger sur le périple avec Emma et Stef (ils ont fait un périple avec une boucle semblable mais plus dingue puisqu'en Ami6 !!!), voir leur blog bien sympa :

http://routedeleau.blogspot.com/.

 Suite à l'avis éclairé de Stef, on a fait quelques préparation pour le camion. D'abord un sabot moteur (pour le carter) en tôle d'alu de 4 avec de bonnes pattes de fixation sur mesure (merci Gégé) puis le rajout d'une lame de suspension et d'un jeu d'amortisseurs neufs à l'arrière, avec quelques bidouilles (genre l'usinage d'une pièce devenue trop courte avec l'ajout d'une lame dans le jeu de suspension). Tout ça pour gagner en garde au sol et en stabilité !!!

 

Pendant ce temps, Annaïg s'occupe des chevreaux avec Linda...

Bises du Carruge !!!

 

 

Par Matthieu & Annaïg
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Mercredi 14 mars 2007

Enfin le vrai départ… même si on serait bien resté encore quelques jours au Carruge ou chez les Corsands tellement ces gens sont sympas !! Après un départ dans l’après-midi, on attaque le col du Lautaret de nuit et on passe celle-ci sur la place d’un charmant petit village avant Briançon.

Passage de la frontière et traversée plein est de l’Italie du nord… C’est bien moche, on n’aura pas l’impression de sortir des zones urbanisées, sauf pour traverser quelques rizières intensives ou les mecs nivellent les parcelles avec une sorte de rabot géant collé au cul du tracteur et relié électroniquement à une sorte de théodolite planté dans le champ, qui place automatiquement la lame du rabot pour un niveau plane parfait pour l’irrigation… l’halu !!! Les Italiens sont tarés en bagnoles, on est même impressionné de leur audace (pour doubler notamment…) !

On passera la nuit à côté de Verone pour rejoindre l’Adriatique dans l’après-midi entre Eraclea-Mare et Venise, histoire de voir un peu la mer, côtoyer la première herpéthofaune du séjour puis direction la frontière Slovène.

Arrivée de nuit en Slovénie après un très rapide passage à la douane histoire de sortir nos passeports pour la première fois. La transition (même de nuit) avec l’Italie est saisissante… Après quelques kilomètres dans les montagnes, on se pose au bord d’un chemin juste avant le petit village de Malo-Polje en plein milieu d’une petite vallée enherbée broutée par 5 Chevreuils qui détalent tranquillement dans les phares du camion. Repas interrompu par deux voiture d’autochtones curieux venus nous dire que Français pas de problème ( : bon dormir !! dixit.). La nuit étoilée est vraiment superbe dans cette vallée. Le lendemain, pročenade dans les montagnes dont les vallées sont couvertes de Crocus. Pays  très acceuillant (les gens sont super sympas) et de superbes paysages.

Par Matthieu & Annaïg
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Vendredi 23 mars 2007

…Après quelques virées dans ce joli pays avec notamment quelques tests pour le Merco comme la grimpée en montagne jusqu’à 2000 m par une piste forestière… sans problème !! Côté ornitho, du classique mais de très belles obs. (Grimpereau des bois, Pic cendré, Mésange boréale, Pèlerin, Becs-croisés…et la première Cigogne juste avant la frontière Hongroise). La flore des montagnes se révélera aussi très riche et déjà bien en fleurs.

 

Par Matthieu & Annaïg
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Vendredi 23 mars 2007

On devait logiquement traverser rapidement la Hongrie par le sud pour rentrer en Roumanie mais des ennuis avec la réception de nos invitations pour les Visas Kazakhs nous ont contraints à faire un détour par l’ambassade du Kazakhstan à Budapest. Après le passage de la frontière Sloveno-Hongroise en soirée, on effectue la route vers Budapest de nuit avec une pause le long du Lac Ballaton. Avec une efficacité redoutable, on trouve sans plan et en pleine nuit l’ambassade recherchée, on se pose devant pour dormir. On déchante le lendemain pour apprendre qu’on est férié ce jour là et qu’ils ne peuvent pas prendre notre paiement en compte. Le délai d’obtention du visas est plus long que prévu : on abandonne après que le Kazakh de service nous ait communiqué l’adresse de la nouvelle ambassade en Roumanie à Bucarest… on fera donc nos visas là-bas. On se console de ce détour par une petite visite de la superbe ville de Budapest. Les Corneilles mantelées y sont familières, elles remplacent d’ailleurs nos bonnes Corneilles noires depuis qu’on est rentré en Italie.

Et puis tant qu’à être remonté si haut à Budapest, on change de programme pour passer par Hortobagy à l’est de la Hongrie. Ce Parc National s’étend sur de vastes zones humides dans une mosaïque de steppes (la célèbre Puszta). On y arrive de nuit avec le concert des Oies et des Grues qui rentrent en dortoirs ainsi que les chants des Luscinioles à moustaches. Pic syriaque au petit dèj., puis matinée passée autour des étangs d’Halasto avec de superbes obs de Cormorans pygmés (une bonne dizaine d’individus), de Pygargues très nombreux (jusqu’à 5 ensemble), Fuligules nyroca et milouinan, Garrots, les premières Sarcelles d’été, Combattants très nombreux,  Panures, Remiz, Luscinioles… Ensuite, ballade autour du Parc avec observations dans la Puszta qui nous permettra de découvrir le premier Souslik, véritable petite sentinelle de la Steppe.

L'est de la Hongrie a vraiment des allures d'ex. RDA avec ses Trabants et l'odeur de tourbe brulee dans les villages !

Par Matthieu & Annaïg
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Vendredi 23 mars 2007

On l'attendait, ça y-est, on y est en Roumanie après un passage de la frontière Hongro-Roumaine de nuit. Du coup comme on ne veut pas trop rater du paysage et de l'ambiance, on s'arrête rapidement au bord d'un chemin défoncé (signalé comme une route sur la carte) dans une clairière forestière avec une petite rivière et quelques mares. Premier contact ornitho Roumain avec une Chouette de l'Oural très loquace observée superbement au phare, et première observation dans les mares, qui regorgent de Tritons (j'avais jamais vu ça, ça grouillait dans l'éclairage de la lampe : Tritons crêtés, ponctués et alpestres), et de Crapauds communs et Grenouilles agiles. Dès le lendemain sur une petite route après le passage de trois maisons isolées (sans aucun panneau), arrêt par la Politia, pour excès de vitesse (62 km/h au lieu de 50 ???), on s'en tire juste avec un avertissement !!

Puis petite virée dans les montagnes des Apuseni ou vivent les Moti (vieille civilisation roumaine) dans de typiques petits villages où ils vivent de l'élevage et de l'exploitation forestière. Observation d'une Buse pattue, de nouveau une Chouette de l'Oural (photo souvenir) et du cortège de passereaux d'altitude (énorme densité de Gros-becs?). Observation étonnante d'un couple de Harle huppé paradant sur un petit lac forestier (tentative de nidification dans l'ouest de la Transylvanie ???).

On change de décors pour rentrer au coeur de la Transylvanie avec un passage vers Poiana Sibiului où on découvre un dortoir d'environ 200 Grands Corbeaux pour le plus grand plaisir d'Annaïg... et puis il y a des Moineaux friquets qui se prennent pour des Grands corbeaux !

On achève notre séjour en Transylvanie par un passage par le pays des citadelles Saxonnes avec de très nombreuses Eglises fortifiées édifiées à partir du XII ième siècle par les Saxons pour protéger les villageois des invasions des Turcs et des Tatars. La plus belle d'entre elle est sans nulle doute celle de Biertan, inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco.

C'est un pays très beau et varié avec des gens gentils et souriants, les routes sont défoncées quand elles sont goudronnées mais la plupart tiennent plus du chemin (un chemin bien damé est assimilé à une bonne route par les Roumains, dixit une Roumaine très gentille prise en auto-stop).



















Mais de toute  maniere, le principal c'est que les Dacias tiennent la route, autant que les charettes !! La  Dacia c'est la bagnole locale sur base de R12  (achat de la licence renault) derivee dans tous les styles (break, pick-up, 4x4, double cabine, sport...).

Mais voila, ici les paysages sont vallonnes, sans barrieres, couverts de moutons et de bergers, les gens s'habillent encore par endroits de leurs costumes traditionnels, la terre est travaillee a cheval, a vache ou a boeufs ou buffles (Fred Signoret, tu verrais ca !!)... ca explique que l'on trouve encore une flore et une faune sympa, meme si les roumains sont decidement crados....


Par Matthieu & Annaïg
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Jeudi 29 mars 2007

Arrivée de nuit à Sinaia ou on se pose pour dormir. Cette station de montagne nous est recommandée dans plusieurs rapports de voyage, notamment pour sa décharge ou les ours viennent en soirée… charmant !! Dès le lendemain nous  nous rendons à la pension « Floare de colt » (Edelweiss en Roumain), dont la propriétaire - super sympa – nous décide à rester pour la nuit. Le plan ours de la décharge est mort car celle-ci n’est plus accessible. On visite la ville et le Château Peles profitant d’un après midi bien pourri. Le château, beau et incroyablement chargé, s’insère dans une ville richement bordélique, construite de villas et d’hôtels desservis par des routes défoncées, étonnante.

Les chiens sont partout, et certains moins sauvages se laissent caresser ;-))

 

La soirée sera remarquable chez notre hôte qui parle très bien Français et qui est vraiment adorable (sa tuica et son vin maison aussi), à recommander (Lucia Popescu, Pension Floare de Colt à Sinaia. lucia.popescu@pcnet.ro) !

Le jour suivant, très belle ballade dans une forêt d’altitude, tout ça dans plus de 20 cm de neige. La surprise, de taille, c’est la présence de multiples pistes d’ours dans la neige fraiche… Cool, ils sont déjà sortis de leur torpeur hivernale et leurs paluches sont énormes !!

 

 
On monte ensuite au premier sommet à 1400 mètres ou l’on tombe sur un joli rassemblement de Grands Corbeaux pas trop craintifs et très loquaces.

 

Plusieurs chanteurs de Merles à plastrons (ssp. alpestris très écailleuse) s’égosillent aux sommets des sapins. Une virée à pieds met en évidence la fréquentation de la poubelle d’un minuscule bar-resto d’altitude par les ours (de nombreuses traces), on décide de rester en affût depuis le camion en contrebas…


 

On l’a vu…

19h00, trois puis quatre silhouettes se détachent dans la neige et remontent le long du chemin… les ours, ils sont là ! On les entend vider la poubelle (cachée par les sapins) puis les voyons bien redescendre (glissades) se dresser, se rouler dans la neige… Magique (le plus proche arrivera à 50 m du camion… extra !!!).


On redescend ensuite vers Sinaia pour nous poser devant une auberge dans la forêt ou les cuisiniers balancent le vieux pain de l’autre côté de la route pour les ours (ils ont déjà été vu ici). Après une heure d’attente, spectacle, une Ourse et ses trois oursons arrivent et passent par le grillage pour venir chercher le pain à moins de 20 m de nous, rejoints très furtivement par un 5ième individus… 9 ours au total lors de cette première soirée. On retentera notre chance le lendemain avec 5 ours différents de la veille… C’était plus sympa in natura la veille dans la neige, mais ça reste vraiment impressionnant ! De très belles observations de renard par ailleurs.


 


Petite excursion par le téléférique à plus de 2000 m pour découvrir un panorama enneigé magnifique et une Alouette haussecol de la sous-espèce balcanica qui chante (nicheuse rare en Roumanie autour de 20 couples d’après J. Roberts, la ssp. flava semble être la ssp. nicheuse la plus commune dans le pays) !!!



On aura quand même fait un passage éclair à Bucarest pour lancer nos visas Kazakhs, ils seront prêts trois jours plus tard et on repassera pour les rechercher et lancer nos visas Russes dans la foulée !

Redescente tranquille vers Bucarest et nos visas par la route de Targoviste. Petite pose sur un chemin qui mène à un monastère. Alors que Matthieu fait une révision du camion plus vidange et changements des filtres, une voiture s’arrête pour nous demander si on a besoin d’aide. C’est un moine du monastère orthodoxe qui nous invite dans un très bon Français à se joindre à eux pour le repas du soir, ce que nous ferons après une visite guidée de celui-ci par notre moine érudit. Une nouvelle obs de Chouette de l’Oural qui part en chasse en plein jour. Et une rencontre… intéressante !

On traine un peu le long de la route de Targoviste pour se poser avant Bucarest. Pour ceux qui veulent avoir un aperçu des contrastes de niveaux de vie en Roumanie, commencer par Sinaia, puis rejoindre Bucarest par la 71. C’est saisissant !! Les villas et les voitures rutilantes laissent brutalement place à des « banlieues » bidonvilles, périphériques à de petits villages, beaux, mais tellement pauvres… C’est un grand bordel, où de belles demeures côtoient sans complexe de petites maisons faites de bric et de broc, et où les gens se déplacent en charrettes, sont ferrailleurs, vendeurs de pierres ramassées dans le lit de la rivière, acquéreurs de portables et d’antennes paraboliques dès que cela semble possible… c’est un grand bordel, bien vivant et avec des gens souriants, malgré une vie compliquée !

Nous avons pu être témoins d’un ancien accident de la route, sans doute du à la collision d’une charrette et d’un véhicule (ne jamais oublier la possibilité de rencontre de charrettes, lentes et non éclairées, sur la route !!) : deux chevaux morts avec de multiples fractures gisaient dans la rivière adjacente à la route (et au village) pour le plus grand bonheur des Grands corbeaux (une trentaine)… nous ne savons ce qu’il est advenu du/des propriétaire(s)…

Les Choucas sont omniprésents dans les villages, une bonne partie est de la sous-espèce monedula avec des individus très variables (intermédiaires) alors que le reste des oiseaux est de la sous-espèce soemmerringii !

 

5000 kilomètres après notre départ, le camion tourne comme une horloge, et ce malgré les plus de 1000 km de piste et chemins défoncés de Roumanie, très éprouvants pour les mécaniques. Juste un poil de jeu dans une rotule de bras de direction (on va arranger ça).

 

Nous dormons ce soir non loin de la capitale, dans un des lieux pittoresques et malheureusement incontournables du pays, Matthieu tente – en vain – de convaincre les poissons de venir nous saluer !!


Sinon, on est vraiment desole pour la qualite des photos et surtout leur taille, c'est trop galere de les mettre en agrandissables (il faudrait passer par un hebergeur du style imagshack) et trop long>Pour l'instant priorite au voyage !

 
Par Matthieu & Annaïg
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Lundi 16 avril 2007

Après avoir récupéré nos visas Kazakh à Bucarest (non sans qu’Annaïg se soit fait fêter son anniversaire par le consul, ce p’tit malin avait vu dans son passeport que sa date de naissance tombait le jour de la récupération des visas), direction Sibiu en Transylvanie pour retrouver Ioan le prof de violon d’Annaïg. Ioan est Roumain, vit en France mais a gardé sa maison à Sibiu. On reste chez lui pendant 5 jours pour partager sa gentillesse et son accueil.

 

On en profite pour visiter la ville de Sibiu (très belle cité médiévale élue capitale Européenne de la culture en 2007) et son Ecomusée sur l’habitat et l’architecture Roumaine qui s’étale sur plus de 100 ha (exemplaire et très intéressant sans tomber dans le folklorique).

 

 

 

Petite ballade dans les montagnes à Paltinis au sud de Sibiu, paysages magnifiques et avifaune de montagne comme ce Merle à plastron de la sous-espèce alpestris.

 

 

On se fait une virée avec Ioan à Ocna Sibiuli juste au nord de Sibiu sur un site de Lacs salés (280 gr par litre pour le plus salé) autour duquel a fleuri un site thermal (pas jo-jo…). Nous ne sommes pas trop dépaysés par la flore puisqu’on y retrouve certains cortèges de notre bord de mer (Obione, Salicorne…). Les concrétions salées offrent des structures assez graphiques.

 

Et un Faucon crécerelle pour la route, l’espèce étant étonnamment peu abondante en Roumanie comparé à la France.

 

On quitte Sibiu, tristes de laisser Ioan qui nous aura fait un accueil fantastique, direction Bucarest, via la zone de montagne et le col de Bilea. Hélas c’était sans compter sur la neige qui bloquait la route, on devra rebrousser chemin !

 

On trace donc sur la capital récupérer nos Visas Russes lancés après avoir récupéré les Kazakhs. Tout est près dans les temps, mais ça nous donnera un premier contact avec l’administration Russe, un vrai sketch !!!

Par Matthieu & Annaïg
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Lundi 16 avril 2007

On laisse Bucarest derrière nous pour se rendre sur les bords de la Mer Noire ou nous passons une semaine naturaliste intense en Dobrogea, région magnifique avec une diversité de paysages et de milieu, donc d’espèces très variée.

Premiers étonnements ornithos, la densité de Traquet isabelle (noté comme migrateurs peu commun en prénuptial dans nos comptes-rendus et bouquins). L’espèce est en faite présente dans presque toutes les zones de steppes et de nombreux couples sont déjà cantonnés.

 

 

 

Idem pour le Busard pâle (mais on apprendra par un ornitho Roumain que l’espèce niche en Dobrogea maintenant : 1 couple).

On ne se lasse pas des vols et pêcheries de centaines de Pélicans blancs (on a quand même vu le frisé), majestueux…

 

 

 

 

 

 

Et on ne se lasse pas non plus du fan club local : Rousserolles isabelles, Traquets oreillards melanoleuca (pas encore vu de Traquet pie, trop tôt), Gobemouche à collier, Tadorne casarca, Epervier à pieds courts, Pics syriaques,

 

 

 

Pipits à gorge rousse, Ibis falcinelle par dizaines (voir plus),

 

 

 

Fuligules nyrocas, Chevaliers stagnatiles (26 ensemble le premier jour),

 

 

 

Cormorans pygmés, Goélands pontiques (toutes les classes d’âges disponibles), Bergeronnettes printannières (dombrowski, beema, feldegg, superciliaris…),

 

 

 

 

 

 

Alouette calandre (indiquée dans les rapports seulement sur certains spots précis alors que l’espèce est en fait très présente),

 

 

 

Buses variables, des steppes (y-a pas que des pures vulpinus) et Buses féroces bien présentes,

 

 

 

Y-a aussi du plus classique, mais toujours agréable avec de très jolies observations de Panures et de Rémiz très abondantes.

 

 

 

 

 

 

Et, spéciale dédicace pour Elise, y-a aussi plein de poulettes et de coqs ;-))

 

 

 

On n’énumérera pas toute la liste ornitho, mais elle est longue variée et très divertissante, disons que ça n’est pas trop mal ;-))

Coté naturaliste, on n’est pas en reste avec de nombreuses soirées amphibiens bien remplies :

Pélobate syriaque

 

 

 

Pélobate brun

 

 

 

 

 

Crapaud vert

 

 

 

 

Grenouille rieuse (autochtone ici)

 

 

 

Et d’autres, comme les Sonneurs à ventre de feu, qui nous font tout les soirs des concerts (bruit de fond magique au couché), comme à Enisala, ou nous dormions en haut de la citadelle dominant les immenses roselières avec les chants des sonneurs, des Butors et des Marouettes poussins en berceuse… y-a pire !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les prospections herpétologiques sont toutes aussi fructueuses avec 6 espèces de lézards, 1 seps, 4 espèces de Serpents avec :

La Couleuvre tesselée (très abondantes avec la Couleuvre à collier ssp. caspica)

 

 

 

La Couleuvre de la Caspienne (très agressive)

 

 

 

 

 

 

Et la magnifique vipère ammodyte (sous espèce montandoni)

 

 

 

Deux espèces de tortues viennent s’ajouter : la Cistude et la Tortue Grecque (assez commune) avec des individus de toutes les tailles.

 

 

 

 

 

On ne peut pas boucler ce rapide tour d’horizon naturaliste (on a vu plein d’autres choses bien entendu) sans évoquer les Sousliks, omniprésents dans la steppe. Ces petites bestioles très attachantes nous font passer de bons moments à observer leurs comportements.

 

 

 

 

 

 

Humainement, les Roumains sont décidemment étonnants. On à fait des rencontres tout aussi improbables que belles avec des gens simples, magnifiques et d’une gentillesse qui fait redonner goût dans le genre humain. Nico, berger, avec qui l’on a passé de superbes moments sera l’une de nos plus belles rencontres !!

 

 

 

En revanche, les roumains restent fidèles à eux-mêmes dans l’absence d’état d’âme quant à la gestion des déchets de tous genres, l’exemple en fut extraordinaire à Cheia, a priori haut lieu de festoiement pour Pâque (au creux d’une magnifique vallée bordée de collines et de petites falaises). Nous avons attendus le départ de la foule pour y traquer nos traquets (hé !) et sommes arrivés dans un site devenu un endroit d’expression artistique sans commune mesure !!

 

 

 

 

 

 

Pour finir, nous remontons explorer le Delta du Danube, à peu près inapprochable en camion, et décidons (oh douce folie !!) de céder à la tentation excessivement coûteuse d’explorer le Delta en bâteau… « Il ne faut pas jouer les riches, quand on n’a pas le sou… » : IL a PLU !!, tellement que nous avons fait demi-tour très, très rapidement, trempés, ruinés, et sans avoir pu admirer les beautés du fleuve, nous ne parlerons même pas de la négociation pécuniaire totalement foireuse avec notre guide, tête de mûle

Bah, viva Romania et vive les longues vacances !!!!

La suite au prochain épisode, probablement en Ukraine ou l’on doit normalement rentrer demain après un très court passage de 45 km en Moldavie.

Par Matthieu & Annaïg
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